AccueilPortailMembresGroupesRechercherS'enregistrerConnexionFAQ

  
Âge : 48
Statut : Sorcière
Sang : Mêlé
Métier : Auror réassignée à la protection des Langue-de-Plomb/Chargée de mission pour le Département des Mystères

A.S.P.I.C. : O
Messages : 11
Points : 340
avatar
Lilian Brockenbridge
Message3 Août 1950, Jardin des Drawn, Leçons de Transplanage.   - Mer 12 Juil - 23:41



Leçons de Transplanage


-Encore une fois Lilian ! Et n’oublie pas les trois D !


*Mais qu’est-ce qu’il m’a pris d’accepter ! Je vais lui faire bouffer ses trois D s’il continue…* Il était 7 heures du matin et, plus morose que jamais, Lilian frissonnait légèrement dans son chandail. Ses tennis étaient humides de rosée et elle essayait de chasser la sensation désagréable de ses pieds mouillés en remuant frénétiquement ses orteils. *Comme si tout ça n’était pas suffisamment pourri.*

-Aspiro Humidis, murmura la jeune femme en pointant sa baguette sur ses chaussures, sachant qu’il lui faudrait recommencer quelques minutes plus tard. Elle jeta un regard exaspéré à son frère aîné et, en traînassant, se replaça dans ce qu’Oliver appelait la « position ».

Le Transplanage. Lilian aurait tout fait pour échapper à cette corvée. Les leçons d’Apparition et de Disparition données à Poudlard avait été un cauchemar et très vite, elle avait fait des pieds et des mains pour en être dispensée. Sans succès. Elle détestait ça : le moniteur évanescent la mettait mal à l’aise, les premières séances l’avaient rendue malades, et franchement, elle trouvait ce moyen de transport ridicule. Tout ça pour ça ? Des siècles de sorcellerie, de recherche, sans être incapable de trouver mieux pour se déplacer que ce « sort » dangereux et très incommode ? Quelle blague.

L’examen pour obtenir son permis avait été une catastrophe, exécrable en fait, comme sa note. À la première tentative, elle avait vaguement tourbillonné sur elle-même, sans pour autant se téléporter. À la deuxième, toujours sous le coup du vertige et sous le regard courroucé du moniteur, elle était parvenue à « transplaner », mais à l’autre bout du centre examen, bien loin de l’endroit exigé. Ah, et elle avait aussi laissé sa chaussure, ainsi que son gros orteil droit derrière elle.

*Une calamité. * Lilian ferma les yeux. Oui, elle n’avait rien fait pour réussir, avait séché le plus de séances possibles, y avait mis toute sa mauvaise volonté et son échec était plus que prévisible. Elle avait perdu son temps, celui de son moniteur et l’argent de ses parents. Son comportement avait été irresponsable et stupide, elle le savait. Elle voulait postuler dès la rentrée au Ministère, et enfin concrétiser son rêve de devenir Auror. L’objectif qu’elle s’était fixé et qui lui avait permis de tenir le coup durant la fin de ses études à Poudlard. Et sans permis de Transplanage, sa candidature ne serait même pas examinée. Et puis, tous les sorciers majeurs, ou presque, transplanaient. Devoir s’en remettre constamment aux Portoloins ou à la poudre de Cheminette se révélait vite handicapant. Elle n’avait d’autre choix que de passer un examen de rattrapage.

Lilian écouta vaguement les énièmes indications de son frère, auquel elle reconnaissait une patience exceptionnelle. A l’autre bout du jardin, elle voyait Oliver, dans son jogging moldu, lui faire des signes pour l’encourager. Alors qu’elle était de retour au domicile familiale pour les vacances d’été. C’était lui qui s’était proposé de lui donner des séances de rattrapage, et, sous la pression de ses parents, elle avait accepté. De deux ans son aîné, Oliver travaillait à l’hôpital Sainte-Mangouste, comme chef du service ambulancier. Il prenait sur son temps libre pour la coacher, et ils se retrouvaient tous les matins depuis une semaine, entre 6h et 8h pour des sessions d’entraînement, qui, pour l’heure, n’avait pas donné grand résultat.

Elle soupira et se concentra. Elle visualisa le poirier sous lequel elle voulait apparaître, essaya de faire taire son appréhension et, la peur au ventre, se lança, amorça le mouvement de spirale et… réapparut, non pas sous le poirier mais sur une des branches basses de l’arbre. Le vertige qu’elle ressentit ne lui permit pas d’assurer sa prise sur la branche et elle s’écrasa lourdement sur le sol.

-Lilian ! Ça va ?

Oliver accourait vers elle. Par chance, la chute avait été disgracieuse, mais sans gravité. La jeune sorcière se releva rageusement, secoua les feuilles qui s’étaient pris dans sa chevelure, et se dirigea d’un pas furibond vers la maison. *Finies les conneries ! J’en ai ras le *** ! *

-Qu’est-ce que tu fais ? Lilian ! Arrête ! Tu progresses, regarde, tu n’étais même pas capable de transplaner dans un rayon de dix mètres de la cible ! Ok, c’est pas parfait, mais tu vas y arriver !
*Oh, lui et son optimisme débile ! *

Ne parvenant pas à la rattraper, son aîné transplana pour apparaître juste devant elle, arrêtant sa course. Lilian explosa.

-Mais merde ! (Un juron moldu qu’elle avait emprunté à son cousin et qu’elle trouvait parfaitement approprié) C’est bon, tu vois bien que c’est mort ! J’y arriverai jamais ! Arrête de t’obstiner, c’est stupide ! Tant pis, je ne transplanerai pas, je me servirai de mon balai, ou je sais pas, du métro, hein, pourquoi pas ? vociféra-t-elle sans vraiment croire à ce qu’elle disait. Je laisse tomber, d’accord, on arrête !

D’abord surpris par la réaction de colère de sa sœur, Oliver la regarda gravement et contenant son agacement, lui demanda :

-Dis-moi Lilian, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Tu es une sorcière de talent, tu as obtenu tes ASPICs avec une note exceptionnelle, tu t’es toujours battue pour obtenir ce que tu voulais, et là, tu bloques sur un simple sort de téléportation que quasiment tous les sorciers maîtrisent en quelques semaines ? C’est quoi le problème ?

Elle s’apprêtait à lui répondre de manière cinglante, quand, prise d’une nausée aussi soudaine que violente, elle se détourna pour vomir. La deuxième fois de la matinée, la onzième fois de la semaine. Elle repoussa la main de son frère qui voulait lui tenir les cheveux, et une fois qu’elle eut vomi tout son content, s’assit en lui tournant le dos. Les deux bras enserrant ses genoux, elle ressentit une envie irrépressible de pleurer. Serrant les dents pour contenir ses larmes, elle lâcha d’une voix mal assurée.

-J’ai peur… de disparaître.

Lilian éclata en sanglot. La détresse qu’elle avait traînée pendant deux ans, dont elle s’était extirpée à grand peine et la sensation de vide qu’elle était parvenue à surmonter, tout ceci, lui revenait en pleine face au moment de transplaner. La peur de ne plus sentir son corps, l’angoisse de ne pas être capable, ou pire, de n’avoir plus envie de reprendre forme, la tétanisaient.

Oliver se sentait démuni. De nature pudique, ça n’était pas vraiment le fort des Drawn de parler de leurs sentiments. Il s’assit près de sa sœur et tous deux restèrent un moment sans rien dire, le silence ponctué par les reniflements de Lilian.

-Spero Patronum.


Il n’avait jamais réussi à produire son Patronus dans sa véritable forme. Ce qui lui avait valu quelques remarques taquines de la part de sa petite sœur, bien plus douée que lui. Un filament argenté sortir de sa baguette et son Patronus vaporeux glissa comme une caresse sur la joue de Lilian.

-Tu sais bien que je ne te laisserai pas faire, dit-il d’une voix enrouée.

La jeune femme ne le regarda pas, mais, au bout de quelques minutes, se leva en essuyant son nez d’un revers de la manche. Les yeux rougis, elle se concentra, et après une aspiration tourna rapidement sur elle-même, et transplana. Pas sur une branche, pas dans le massif de bégonias, mais bien sous le poirier. Surprise de sa réussite, Lilian se tourna vers Oliver. Ce dernier se leva d’un bond et poussa un cri de victoire.

-Tu l’as fait ! Tu l’as fait !

Il s’apprêtait à courir vers sa sœur pour la porter en triomphe, quand son regard fut attiré par une forme blanche à côté de lui. Il s’en saisit et la brandit en criant à Lilian.

-Par contre, tu essaieras de garder tes cheveux accrochés à ton crâne la prochaine fois, parce que si on doit lancer un sortilège de Transfert sur chacun, on a pas fini !

Interloquée, Lilian passa la main sur son crâne, désormais rasé. Elle éclata de rire.

-Pas grave ! J’avais besoin d’une nouvelle coupe de toute façon !
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
3 Août 1950, Jardin des Drawn, Leçons de Transplanage.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» pour les amoureux de jardin
» Les travaux au jardin
» Le jardin des amants...
» Un petit reportage sur la préparation du jardin pour les PdT.
» Dans mon jardin en ce moment

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Triplé LMDS :: Role Play :: Londres-
Sauter vers: